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Anatomie du genou
Source www.genou.com avec l'autorisation Vincent Chassaing que nous remercions.
Le Groupe de Chirurgie Orthopédique et Sportive des Maussins est constitué de chirurgiens orthopédistes, de médecins du sport et de radiologues. Il est spécialisé dans la chirurgie du genou. Son activité s'est également diversifiée avec la chirurgie du membre supérieur, de la hanche et du rachis.
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L'articulation du genou est une articulation supportant le poids du corps, située entre l'extrémité inférieure du fémur, et l'extrémité supérieure du tibia. Entre ces deux extrémités, condyles fémoraux, et plateaux tibiaux, recouverts de cartilage, s'interposent deux ménisques, interne et externe.Les ligaments maintiennent en contact le fémur et le tibia : en périphérie ce sont les ligaments latéraux, ligament latéral interne et ligament latéral externe. Au centre du genou sont situés les ligaments croisés : ligament croisé postérieur, et ligament croisé antérieur. |
Anatomie et physiologie du ligament croisé antérieur (LCA)
Le ligament croisé antérieur (LCA) est situé au milieu du genou (il fait partie du "pivot central"). Placé dans l'échancrure du fémur, véritable cavité au milieu du genou, il est oblique vers haut, vers l'arrière et en dehors. Le ligament croisé postérieur est situé juste en arrière de lui. Ces deux ligaments sont "croisés" l'un par rapport à l'autre : lorsque le tibia effectue un mouvement de rotation en dedans, ils ont tendance à s'enrouler ensemble.
Genou droit
Situé au centre du genou, le ligament croisé antérieur (qui fait partie du « pivot central », avec le ligament croisé postérieur) joue un rôle fondamental : il s'oppose au déplacement vers l'avant ainsi qu'à une rotation interne excessive du tibia par rapport au fémur.
En cas de torsion violente du genou, les ruptures du ligament croisé antérieur sont fréquentes. A skis et au football, par exemple, lorsque le pied est bloqué (par la fixation qui ne saute pas ou par les crampons qui restent plantés dans le sol), le reste du corps pivote et le ligament, soumis à cette soudaine torsion, se déchire avec, souvent, un craquement audible. Le diagnostic de rupture se fait par l'examen du genou, complété, si besoin est, par l'imagerie (radiographie, IRM).
Une fois déchiré, le ligament ne cicatrise pas. Cependant, sa rupture n'empêche pas la reprise normale des activités de la vie courante. En revanche, elle peut entraîner une instabilité du genou dans la pratique des sports. La réparation chirurgicale (ligamentoplastie) peut alors être envisagée (greffe d'un tendon prélevé sur le genou). Elle dépend essentiellement de l'âge, des sports pratiqués et de l'importance de l'instabilité du genou.
(Texte publié dans l'EXPRESS)
Ligament croisé Comme tout ligament, le LCA stabilise l'articulation. Au niveau du genou, il y a plusieurs ligaments, et chacun a une action bien spécifique. Le rôle du LCA est double :
d'avant en arrière, il s'oppose à la translation antérieure du tibia par rapport au fémur : il empêche ainsi un mouvement de "tiroir antérieur" du tibia par rapport au fémur.
LCA intact
La rupture du LCA est à l'origine d'un tiroir
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dans le sens des rotations, le LCA s'oppose à la rotation interne du tibia par rapport au fémur, du fait de sa direction , et de son enroulement autour du ligament croisé postérieur.
La rotation interne excessive du tibia par rapport au fémur peut entraîner une rupture du LCA
Ligament croisé La rupture du LCA n'a pas de conséquences sur les mouvements du genou qui se passent dans l'axe de la flexion-extension. En revanche le genou n'est pas protégé dans les mouvements de rotation, de torsion : c'est en particulier le cas des rotations du corps, pied bloqué au sol.
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l’entorse bénigne du ligament latéral interne ne nécessite pas d’être traitée par une immobilisation systématique. Le traitement est médical associant les antalgiques et les anti-inflammatoires en fonction de l’importance des douleurs et de l’inflammation. L’évolution se fait habituellement vers la guérison sans séquelles.
l’entorse grave avec rupture du ligament nécessite une immobilisation de 4 à 6 semaines : elle peut être complète par plâtre ou attelle, ou mieux, incomplète par genouillère articulée. Cette genouillère, grâce à ses deux tiges latérales articulées, supprime tout mouvement de latéralité, protégeant ainsi le ligament qui va pouvoir cicatriser dans de bonnes conditions. Mais elle laisse persister les mouvements de flexion-extension, et la marche avec appui reste possible. Cette immobilisation est suivie de rééducation. Là encore le pronostique est favorable avec guérison habituelle sans séquelles.