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Judoclic et Le Guide du Judo Jujitsu |
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JIGORO
KANO le fondateur du judo.
Né
le 28 octobre 1860 il fut un brillant universitaire et un haut fonctionnaire impérial.
Mince
et de petite taille il était souvent malmené par ses camarades étudiants.
C'est ainsi qu'il décida d'apprendre le judo jujitsu qui avait pour réputation
de permettre à son pratiquant de vaincre des individus plus lourds et plus
forts qu'eux ce point.
Il
commença donc à s'entraîner et parallèlement à réaliser une étude complète
des différentes écoles de jujitsu. Il expérimenta les techniques, les essaya
et ne garda que les meilleurs d'entre elles.
Il
créa donc sa méthode de combat en 1882 qu'il nomma le Kodokan judo.
Dès
l'origine il fit de cette nouvelle méthode de défense un véritable moyen d'éducation
tant physique que moral.
De
nombreuses maximes sont ainsi restées célèbres.
Il
en va ainsi des règles suivantes :
« entraide et prospérité mutuelle », « minimum d'effort et maximum
d'efficacité ». Il présenta sa théorie en soutenant que ces mêmes principes
pouvaient s'appliquer non seulement à l'amélioration du corps, de la force
physique et morale, mais aussi dans la vie professionnelle et familiale.
Il
mit en avant la nécessité de coopérer et d' entretenir des relations
respectueuses avec autrui.
JIGORO
KANO fut directeur de l'école normale supérieure du Japon puis secrétaire du
ministre de l'éducation nationale. Il fut aussi le premier japonais membre du
CIO.
Le
judo connu au Japon dès 1882 une progression fulgurante. Mais il dut attendre
la fin de la seconde guerre mondiale pour s'affirmer sur le plan international.
Ce nouveau sport de combat connu la consécration lorsqu'il fut inscrit au
programme des jeux olympiques de 1972.
Il
est incontestable que le fait que le judo soit devenu un sport participa à son
extraordinaire popularisation. Il n'en reste pas moins qu'ils demeure
originellement un art martial imprégné d'une forte philosophie et tradition.
L'implantation
en France
du judo fut amorcée dès 1889 avec la première démonstration JIGORO KANO à
Marseille. Le premier club européen fut ouvert non pas en France mais à
Londres . Il faudra attendre 1908
pour assister à la première tentative d'implantation en France avec LE PRIEUR
. Mais il abandonna sa pratique faute de partenaires. Il fallut attendre
1935 pour voir s'implanter sérieusement le judo en France grâce à deux
pratiquants : Me Kawaishi et Monsieur Feldenkrais.
Monsieur
Feldenkrais après avoir étudié le judo à l'étranger rencontra Me JIGORO
KANO lors d'une conférence à Paris en 1936. C'est à la suite de cette
entrevue vous qu'il créa en France le jujitsu club.
A
la même époque à un groupe d'adeptes du jujitsu réunis par M. Mirkin firent
venir un judoka japonais d'Angleterre : Me Kawaishi. Quelques mois après Me
Kawaishi fonda son propre dojo, le club franco-japonais.
Dès
1936 le jujitsu club et le club franco-japonais
fusionnerent pour donner naissance aux jujitsu club de France dont Me
Kawaishi prit la direction technique.
C'est
à cette époque que l'on amorça réellement la progression du judo en France.
Dès lors de nombreux club s'ouvriront dans toute la France même durant la
seconde guerre mondiale.
1943
: premier championnat de France de judo.
1946
: la fédération française de judo est reconnue officiellement grâce à
l'engagement de MM. Bonnet et Maury.
1947
: création de la fédération française de judo définitivement détachée de
la fédération de lutte.
1951
: premier championnat d'Europe à Paris.
1961
: championnat du monde organisé à Paris.
1964
: apparition pour la première fois du judo aux jeux olympiques de Tokyo en tant
que sport de démonstration.
1967
: la fédération comprend 100 000 licenciés.
1972
: le judo est inscrit définitivement aux jeux olympiques en tant que discipline
à part entière.
1978
: 300 000 personnes sont licenciées à la fédération française de judo.
1985
: la fédération comporte 400 000 licenciés.
1999
: le le seuil des 550 000 adhérents est atteint.
Littéralement
le terme de jujitsu signifie technique de la souplesse ( ju : souplesse, jitsu : technique).
Cet
art martial regroupe l'ensemble des techniques qu'utilisaient autrefois les samouraïs
lors de leurs combats à mains nues.
Le
jujitsu comprend donc des coups ,ou atémis,des techniques de projection, des
contrôles et enfin des étranglements et des clés.
Bien
évidemment appliqué sans retenue un tel arsenal technique est très dangereux.
C'est
pour cela JIGORO KANO élabora le Judo
( voie de la souplesse) directement issue du jujitsu mais duquel il écarta
toutes les techniques dangereuses (atémis ).
Dès
lors il fit du judo une discipline éducative de perfectionnement moral et
physique distincte de la méthode de combat guerrière radicale d'origine. Ainsi
le judo put sans problème du fait de l'engouement populaire qu'il suscita dès
l'origine, accéder au rang de
sport et devenir même dès 1968 sport olympique.
Toutefois,
il ne faut pas oublier qu'il reste étroitement lié aux jujitsu et qu'il se
complète parfaitement avec les techniques d'atémis notamment pour
l'apprentissage de la self-défense.
Il
reste que le judo et le jujitsu ne font qu'un même si la dérive du judo
sportif, vitrine de notre sport , a nécessité quelques adaptations bien compréhensibles.
Depuis
quelques années la fédération française de judo et disciplines associées
accorde de plus en plus
d'importance au jujitsu dans une démarche
globale de retour aux sources du judo .
Les compétitions techniques ou duo-système suscitent un attrait croissant de la part des pratiquants. Il en va de même des combats ou Fighting-système. Mais ces derniers n'ont lieu que dans le cadre de compétitions internationales. En effet ils demandent une importante maîtrise technique des pratiquants pour éviter toute dérive vers des combats sauvages dangereux pour intégrité physique des protagonistes. Par ailleurs une telle pratique serait en décalage total avec l'image noble et sereine dont bénéficient le judo et notre fédération dans l'hexagone.